Tous les compétitions sportives des Sourds de la Féderation Française d'Handisport sont suspendus aux épreuves européennes et internationales par l'ICSD (Comité International des Sports pour Sourds). Nous, les Sourds, nous demandons de trouver une solution adaptée au lieu de saisir le Tribunal Arbitral du Sport que la FFH souhaitera.

Extrait d’un article de Websourd « L’avis d’un sociologue » :

Cela fait trois ans que la relation entre la Fédération de Handisport et l’ICSD (International Commitee Sport Deaf) est conflictuelle. Cette dernière a décidé de s’en détacher, cependant les sportifs Sourds n’approuvent pas cette décision, ce qui a suscité de vifs débats. Ce choix a été pris en raison du choc culturel présumé. A cette occasion, nous profitons de la présence du sociologue chevronné M. Genolini pour lui poser des questions et comprendre dans quelle mesure cette exclusion pose..

Pour tout lire l’article ou voir le vidéo, à suivre sur le site de Websourd, cliquez ici.

Lettre ouverte du Comité des Sportifs Sourds en Colère en réponse à  la lettre ouverte de Mr Masson, président de la FFH, du 10 février 2010.

Voir sur la lettre en cliquant sur le bouton ci-dessous :


Et signer la revendique du Comité des Sportifs Sourds en Colère en cliquant le bouton ci-dessous :

Malgré de la levée de la suspension provisoire d’ICSD à la FFH pour 6 mois, jusqu’en septembre 2010, la présidente d’EDSO donne un avertissement à la FFH :

Extrait de la lettre de Dogan Ozdemir, Secrétaire Général de l’EDSO, adressée à Gérard Masson, Président de la FFH, le jeudi 6 mai 2010 :

“ICSD president’s decision to remove suspension of membership for six month of France is not valid for EDSO.

Because France has not established any Deaf Sport Federation today, situation of FFH does not meet ICSD (and EDSO) Constitutions, EDSO always follow own constitution and own regulations.

Despite above mentioned information, FFH to press for entering some EDSO sanctioned events with president Craig Crowley’s permission letter. Please inform, EDSO will not permit to participation of FFH into EDSO sanctioned, all kind of sport events and congress, until France establish a deaf sport federation according to EDSO (also ICDS) constitution.”

-> Traduction par le site Football-Sourds :

Cher M. Gerard Masson,

Le bureau exécutif de l’EDSO enquête sur la situation de la FFH depuis plusieurs mois maintenant.

Nous n’avons trouvé aucune action positive jusqu’à aujourd’hui.

La décision du président de l’ICSD de lever la suspension sur une période de six mois n’est pas valide pour l’EDSO.

Cela parce que la France n’a pas jusqu’alors établi une fédération sportive sourde, la situation de la FFH ne correspond pas aux constitutions de l’ICSD (et de l’EDSO), les réglementations et la constitution sont toujours appliquée par l’EDSO.

Malgré l’information indiquée ci-dessus, la FFH insiste afin de pouvoir participer aux événements de l’EDSO via la lettre du président de l’ICSD, Craig Crowley. Merci d’informer, l’EDSO ne permettra pas la participation de la FFH aux événements de l’EDSO, toutes sortes d’événements sportifs et congrès, tant que la France n’aura pas établi une fédération sportive des sourds selon les constitutions de l’EDSO (et de l’ ICDS).

Nous répétons, l’EDSO tient à noter que si la FFH promet d’envisager d’appliquer les constitutions de l’ICSD et de l’EDSO, alors je souhaiterais la bienvenue à vos candidatures pour les délégués du Congrès.

Cordiales salutations.

Dogan Ozdemir,
Secrétaire Général de l’EDSO.

Malgré à J-159 de la fin du suspension levée provisoire d’ICSD, la reforme d’une comité des sportifs sourds sous la tutelle de la FFH qui sera conforme à l’ICSD, sera-t-elle très prochainement mise en place, afin de respecter l’identité culturelle et linguistique sourde dans le sport ?

A la veille de l’Assemblée Générale de Fédération Française Handisport (FFH), Craig Crowely, président du Comité International des Sportifs Sourds (ICSD), a fait parvenir une lettre (voir sa lettre envoyée à Mr Masson) il annonce la levée de la suspension des sportifs sourds français pour seulement une durée de 6 mois.

Dans cette lettre, Craig Crowley souhaite que ces 6 mois permettent à la FFH de collaborer étroitement avec l’ICSD, afin de produire une proposition solide aboutissant aux respects des conditions d’éligibilités imposés aux membres de son organisation…

(via FFH et Sportethandicaps.com)

Traducation de la lettre d’ICSD à la FFH :

Cher M. Masson

Adhésion Provisoire à l’ICSD

L’ICSD a donné sa considération en ce qui concerne l’adhésion de votre organisation à l’ICSD.

Après de nombreux échanges avec l’ICSD, l’IPC (selon notre accord de « Protocole d’accord ») et des conseils du CIO, l’ICSD est désormais dans la position d’accorder à la FFH une adhésion provisoire de six mois effective à la date d’aujourd’hui.

J’espère sincèrement que cela permettra à votre organisation de travailler étroitement avec l’ICSD dans la production d’une proposition robuste sur la manière dont la FFH pourra satisfaire les critères de l’ICSD pour son adhésion pendant qu’en même temps, il faut suivre l’esprit du Mouvement Sportif particulier de ses athlètes Sourds.

Sincèrement,

Craig A Crowley MBE
President

Pour nous, les sportifs sourds en détresse :

Ce n’est pas la victoire que l’on croit ! Cette petite bonne nouvelle n’est que pour les sportifs sourds qui peuvent ainsi participer aux compétitions internationales et européennes jusqu’en septembre 2010. Nous nous interrogent si cette suspension levée de 6 mois permet à la FFH de corriger ses erreurs et rapprocher aux sportifs sourds dans le plus grand respect sur le droit du Sport Sourd en France comme l’identité sourde sportive et la langue des signes ?

Le compte-rebours est alors commencé : J = – 180

Interviewé par Arnaud Daviré du Sportethandicaps.com, le 14 avril 2010 :

Vainqueur de l’épreuve de cyclisme sur route, des Deaflympics de Melbourne, en 2005, David Cloux, est aujourd’hui en première ligne, suite à la suspension des Français, prononcée par l’ICSD. Il a notamment créé un groupe de soutien sur Facebook. Il s’explique sur sa position…

Crédit photo : Remi GirardetArnaud Daviré : Où en est-on de la situation des sportifs sourds ?

David Cloux : Nous sommes toujours suspendus de toute participation à des compétitions internationales. Le conflit persiste entre l’ICSD et la FFH depuis des mois. Aujourd’hui, nous sommes privés de toute participation aux championnats d’Europe, du Monde et même aux prochains Deaflympics si ce problème persiste.

AD : Les championnats de France ont quand même lieu ?

DC : Oui, les championnats nationaux sont maintenus puisqu’ils sont organisés sous l’égide de la FFH. Mais rien ne se passera après. A titre personnel, n’étant pas d’accord avec la structure paralympique actuelle, pour nous les sportifs sourds, je renonce à participer aux compétitions organisées par la FFH, en attendant qu’une structure deaflymique soit concrètement mise en place.

AD : Pourquoi avoir créé un groupe de soutien sur Facebook, qu’est ce que ça vous apporte?

DC : Depuis la lettre ouverte du président de la FFH, j’ai trouvé que c’était trop ferme de sa part d’annoncer aux dirigeants et sportifs sourds qu’ils ne doivent pas être inquiets. Nous avons fait part de notre étonnement face à la politique de la FFH, conduite par Monsieur Masson, depuis 2007/2008, qui prévoit que les constitutions de l’ICSD puissent être modifiées. Pour cela, j’ai crée un espace de dialogue et d’information pour voir la réaction des autres. Nous voulons qu’il y ait un véritable échange entre les différents protagonistes de cette situation.

AD : Ce groupe a permis d’ouvrir le dialogue?

DC : Il permet avant tout d’avoir un échange d’opinion et de points de vue sur la situation actuelle, de savoir ce qui se passe réellement. Il permet également de prendre position sur les décisions de la FFH par rapport à l’ICSD sur le plan international. J’ai vu de nombreux commentaires et de réactions dans ce groupe.

AD : Que s’est-il passé depuis la création de ce groupe?

DC : Nous souhaitons que nos spécificités soient comprises de tous. La majeure partie des sportifs sourds, comprennent que notre intégration au sein de la FFH, soit compliquée. Nous ne demandons pas à être détaché de la FFH, mais il nous faut une vraie place en son sein. Les propositions de l’ICSD nous semblent convenables. C’est la seule chose revendication que nous portons.

AD : Que souhaitez-vous?

DC : Ce groupe est fait pour montrer notre mouvement et notre réaction. Les sportifs sourds ne doivent pas rester à la marge, même si les hauts responsables ont du respect et de la reconnaissance envers les Sourds. Nous possédons notre propre identité culturelle et notre linguistique spécifique qu’il faut respecter. Nous avons encore vu des personnes entendantes qui ignorent la valeur Sourde dans le sport.

AD : Comprenez-vous que la FFH ne veuille pas d’une commission dédiée aux sportifs sourds?

DC : Oui, il est clair que le président Masson, ne souhaite pas d’une commission dédiée aux sportifs sourds, présidée par un sourd, sous la tutelle des membres de la FFH, alors que nous sommes au sein de la FFH depuis 2 ans. Au mois d’octobre 2009, la FFH a créé l’observatoire du handicap, et le comité des sportifs sourds de France, qui avait provisoirement été mis en place pour la participation aux Deaflympics, à Taipei, n’existe plus. Prendre de telles décisions sur des suppositions du type « c’est le ministère qui nous a demandé d’intégrer les sportifs sourds », c’est aberrant. Le Président fait la sourde oreille et est désinvolte en refusant d’ouvrir les négociations, et de respecter les constitutions de l’ICSD.

AD : La création de cet observatoire n’est pas une bonne chose pour vous ?

DC : Avec cet observatoire, les sourds seront coupés de la sphère, sociale, culturelle et sportive. Il ne faut pas oublier que les sourds représentent le seul groupe de personnes handicapés ayant sa propre langue et sa propre culture. Contrairement aux autres groupes de handicap, au sein de la FFH, les sourds sont dépendants des entendants. La suppression du comité des sportifs sourds de France, fait disparaître nos spécificités puisque nous sommes aujourd’hui chez l’IPC au lieu d’être chez l’ICSD.

AD : Pourtant vous disposez d‘un interprète pour chacune des réunions…

DC : Il y a des choses qui se mettent en place sur le plan administratif, nous avons de moins en moins de problèmes de communication. Mais la politique mise en place pour les sourds n’est pas concrète. Pour nous, en tant que sportif sourd, quand nous avons à faire à un directeur technique sportif, nous pouvons nous identifier à lui. Au contraire, avec des directeurs techniques entendants, qui ne connaissent pas la langue des signes et l’identité sourde, les échanges au quotidien sont superficiels. On ne peut pas avoir un interprète partout.

AD : N’avez-vous pas l’impression de mélanger culture et pratique sportive ?

DC : C’est une question intéressante… En général, le fait d’être sourd implique de pratiquer une autre langue. De fait la pratique de cette langue, implique une culture. C’est indissociable. Ça fait partie, de l’identité sourde. Les Deaflympics sont là pour préserver l’identité des sportifs sourds. Les Paralympiques sont destinés aux athlètes handicapés physiques ou visuels. L’ICSD et l’IPC ont d’ailleurs signé une lettre de reconnaissance de chacun, en novembre 2004, parce que ces deux structures ont leur propre environnement. Bien sûr, l’esprit du sport et de compétition restent toujours le même pour tous.

AD : L’intégration des sourds au sein de la FFH est une erreur pour vous ?

DC : Pas vraiment, c’est pour nous une bonne chose si nous sommes sous sa tutelle, comme dans d’autres pays où les choses se passent bien. Nous disposons d’un cadre, de financements. Le maintien d’un comité des sportifs sourds de France, est la seule chose que nous attendons à ce jour au sein de la FFH.

AD : Il faut bien des compromis ? Vous donnez l’impression de vouloir le beurre et l’argent du beurre….

DC : Si on compare avec ce qui se passe dans d’autres pays, généralement les sportifs sourds sont intégrés au sein des structures paralympiques dans le respect des règles de l’ICSD. Pourquoi la France refuse t-elle ? La discrimination est trop facile à invoquer. S’il faut un « président sourd » pour pouvoir s’affilier à l’ICSD, c’est pour protéger le sport sourd car cette structure est le garant du respect de l’identité culturelle et linguistique spécifique, que l’ONU a déjà reconnu. Souvenons nous d’ailleurs que l’ICSD existe depuis 1924 alors que l’IPC a été crée beaucoup plus tard.

AD : Comment voyez-vous la suite ?

DC : Aujourd’hui, nous sommes à la FFH qui est affilée à l’IPC… Si la FFH gagne son combat, elle sera la seule responsable de la fin de l’ère de « Rubens Alcais» et de la philosophie du sport sourd… Pourtant, beaucoup de sourds sont d’accord avec l’ICSD alors que les hauts responsables de la FFH pensent différemment. La FFH ne nous écoute pas. Elle va porter plainte contre l’ICSD. Nos appels se feront plus pressants dans les prochains mois.

Un témoignant explique la vérité sur la situation de FFH et ICSD, à lire :

« La lettre de M.MASSON : mensonge, transformation de la phrase…

« Face à cette situation, j’ai une pensée pour un homme exemplaire dans son combat, Eugène Rubens-Alcais, qui fut à l’initiative de la création du Comité international du sport pour sourds et qui a tant fait pour défendre la pratique sportive des sourds et malentendants. Que doit penser le « Coubertin des sports silencieux » de cette position injuste, adoptée par l’ICSD contre son pays fondateur et les valeurs qu’il a défendu. »

- La vérité de l’histoire des sourds :

Comprendre l’histoire du monde des Jeux pour les sourds :

Les Jeux olympiques, comme la plupart des gens croient, sont pour les athlètes valides. La version moderne est célébrée depuis 1896, quand ils ont été relancés par le Baron de Coubertin. Ces Jeux n’ont jamais été accessibles aux personnes handicapées athlètes. Les Jeux mondiaux pour les sourds ont été fondés en 1924 et ont été célébrés depuis.

- La FFH est têtue comme du béton, ne cherche pas à négocier, ne se laisse pas rectifier par l’ICSD par rapport à leurs statuts.

Par exemple voir d’autre pays :

La France est loin d’être la seule à ne pas respecter cette obligation. L’Ukraine, le Portugal et la Tunisie sont dans le même cas. « Nous sommes les seuls à assumer le fait de ne pas respecter cette règle » rappelle Gérard Masson. L’homme est déterminé à aller au bout de sa démarche « C’est parce que je suis sûr d’avoir le soutien des sportifs sourds que je veux aller au bout. Le Comité International des Sports pour Sourds est affiliée au CIO, et Jacques Rogge, lui même, nous soutient tout comme notre Ministère et le Comité National Olympique Français ».

-> FAUX : le Portugal prépare l’entrée en gardant son comité dans le comité paralympique, rien n’est officiel. L’Ukraine garde toujours son indépendance sous la tutelle du comité paralympique. La Tunisie comme l’Algérie et le Maroc dirige les sourds sportifs qu’ils prennent pour les handicapés à l’IPC. L’ICSD va négocier avec l’IPC pour la reconnaissance des comités des sourds dans l’Afrique du Nord.


Les fédérations s’ouvrent aux entendants qui viennent les aider, à condition, qu’ils connaissent notre langue par exemple en Allemagne il y a 1 vice-président entendant…

- Et la culture des sports des sourds:

Les trois termes principaux : Langue Sourde, Identité Sourde et Culture Sourde appartiennent à FNSF, FSSF, ICSD, EDSO, EUD et WFD, à d’autres fédérations nationales de Sourds Sportifs, beaucoup de dirigeants du Monde Entier pratiquent la langue internationale des signes pour les réunions et congrès etc… Par contre les comités internationaux des sourds sont ouverts aux sourds de toutes les communications de leur choix (chez les sportifs).

Chez la FFH la majorité ne connaisse pas cette culture même l’ignore, imaginons un mélange avec les aveugles et les sourds par exemple dans une assemblée générale pendant les débats, ou des rencontre entre eux, très difficile à s’adapte, à créer des échanges dans la communication ce qui complique encore plus pour gérer cette culture sportive et cette réglementation différentes à partager.

- Histoire entre ICSD et Paralympiques : Echec :

En 1985, le président du CIO, M. Juan Antonio Samaranch, le CISS a demandé à se joindre au Comité international de coordination (prédécesseur du Comité international paralympique [IPC]) afin de fournir une structure d’organisation du sport pour les personnes handicapées au sein de la CIO , à la condition d’avoir l’assurance qu’il conserverait son autonomie et qu’il pourrait continuer avec ses propres jeux, le CISS a accepté, et en 1986 il a été admis.

Vers 1990, l’escalade des problèmes. Il y avait beaucoup de confusions dans les comités olympiques nationaux sur la situation des sourds et malentendants Jeux athlète.

L’IOC a demandé au CISS de faire le rapprochement avec l’IPC. Après des participations aux réunions à la table ronde, c’était l’échec vu la différente mentalité et opinions fort différents. Le Congrès du CISS a voté de nouveau pour l’indépendance du CISS.

L’IPC n’a pas officiellement donné de réponse. En privé, il a précisé qu’il validait l’adhésion, mais dit que la participation des Sourds athlètes paralympiques dans l’avenir devra être négociée plus tard. Le CIO a déclaré que si le CISS voulait quitter la CIB, il pourrait le faire si cela était la volonté de ses membres. Le CIO a également déclaré qu’il continuerait de reconnaître le CISS et les sourds Jeux. S’il est vrai que tous les athlètes valides dans une compétition aux Jeux olympiques, il n’est pas vrai que tous les athlètes handicapés peuvent concourir dans l’une des Jeux paralympiques Dans les Jeux Olympiques, il y a deux concours, par exemple, dans le 100-mètres – un pour les hommes et un pour les femmes. Dans les jeux paralympiques, il y a beaucoup plus de compétitions, en raison du système de classification, car effectivement il y a de nombreux mini-jeux, dans le cadre des Jeux paralympiques. Si les athlètes sourds participaient, il y aurait encore un autre mini-jeu, avec une différence majeure – Sourds athlètes serait encore séparés de tous les autres athlètes handicapés communication en raison de leur différence. Uniquement les sourds atteints d’un autre handicap (amputé ou aveugle) sont autorisés à participer aux jeux paralympiques

Ayant Sourds athlètes aux Jeux paralympiques, plutôt que dans leurs propres jeux de ne pas mettre de l’argent. Au contraire, il coûterait plus cher. À l’heure actuelle, les sourds ont organisé des jeux très économiques, avec pour principales dépenses les sites et les fonctionnaires. Toutes les équipes doivent supporter les frais habituels de la nourriture, l’hébergement, les uniformes, les équipements et le personnel de soutien. Rien de tout cela ne devrait être sensiblement réduit. Par ailleurs, si les sourds athlètes participent à ce qui serait essentiellement une épreuve de concurrence, il aurait besoin de beaucoup d’interprètes en langue des signes afin de permettre la communication entre les athlètes sourds, d’autres athlètes et des officiels. Les interprètes qualifiés en langue des signes ne sont pas faciles à trouver et sont coûteux. Les coûts de recrutement, de formation et de l’indemnisation des milliers d’interprètes en langue des signes seraient énormes. En outre interprètes en langue des signes, tout en réduisant la communication / barrière culturelle, ne peut pas nous fournir l’environnement sans barrières de notre propre communauté dans laquelle nous pourrions nous épanouir. Au mieux, ils offrent une occasion d’accès à ce que les autres athlètes en profitent directement. A l’heure actuelle, les jeux de séparer les Sourds, nous utilisons seulement un peu d’interprètes pour la communication directe avec les responsables. Tous les autres moyens de communication est sourds-à-Sourds et les interprètes ne sont pas nécessaires. En tant que groupes, les personnes sourdes ne sont pas des personnes valides ou invalides catégories. Il a été souvent répété l’expérience de la communauté des sourds que nos besoins sont perdus quand on est regroupé en deux catégories. Nos limites ne sont pas physiques, mais ils sont en dehors de nous, dans le domaine de la communication sociale. Parmi l’audience, qu’ils soient valides ou handicapés, nous sommes presque toujours exclus, invisibles et non desservis. Mais entre nous, nous n’avons pas de limites. »

Le bilan du sondage qui se trouve dans le dernier article de ce blog, après les trois interviews à chacun des trois présidents de la FFH (Gérard MASSON), de l’ISCD (Craig Crowley) et de l’EDSO (Isabelle MALAURIE ), il y a deux semaines, se révèle maintenant.

Voici le résultat du sondage :

La sanction de l’ISCD contre la FFH remet en question la participation des sportifs sourds français. L’envoyé spécial de WebSourd mène trois interviews à chacun des trois présidents de la FFH (Gérard MASSON) , de l’ISCD (Craig Crowley) et de l’EDSO (Isabelle MALAURIE ).

En France, le milieu sportif des sourds est actuellement en alerte. Tout commence en 2007, lorsque la FSSF (Fédération Sportive des Sourds de France) est dissoute pour fusionner avec la FFH (fédération Française Handisport). Au bout de 2 ans, l’ICSD (International Committee of Sports for the Deaf) avertit la FFH qu’elle ne répond pas aux exigences de sa constitution. Cette dernière ne trouvant pas de solution, des tensions s’installent peu à peu entre les 2 structures. L’ICSD finit par suspendre la France, privant tous les sportifs français de compétitions internationales.

Les sportifs sourds et le public sourd sont très perplexes face à cette situation et de nombreuses questions se posent. Par exemple, pourquoi la Commission des Sportifs Sourds de France est-elle déjà en difficulté suite à sa création par la FFH ? Pourquoi la FSSF a-t-elle été dissoute ? En quoi les statuts de la FFH sont-ils non conformes à la constitution de l’ICSD ?

Le poids de toutes ces interrogations devient aujourd’hui très prégnant. WebSourd a dépêché un journaliste sur Paris pour rencontrer le président de la FFH, le président de l’EDSO (European Deaf Sport Organization) et le président de l’ICSD, et les interroger sur cette affaire.

1 - Etes vous d'accord sur l'ensemble de l'idée et la décision du président FFH, pour les sourds ?

  • Oui, je suis d'accord. (31%, 47 Votes)
  • Non, je ne suis pas d'accord. (64%, 96 Votes)
  • Je ne sais pas. (5%, 8 Votes)

Total Voters: 151

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2 - Etes vous d'accord sur l'ensemble de l'interview du président ICSD et son vice-président pour les sourds ?

  • Oui, je suis d'accord. (74%, 105 Votes)
  • Non, je ne suis pas d'accord. (20%, 28 Votes)
  • Je ne sais pas. (6%, 8 Votes)

Total Voters: 141

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3 - La FFH doit-elle accepter de reformer un comité ou une commission des Sourds que propose l'ICSD ?

  • Je suis d'accord (75%, 110 Votes)
  • Je ne sais pas (12%, 18 Votes)
  • Je ne suis pas d'accord (13%, 19 Votes)

Total Voters: 147

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Trouverez ci-dessous les 2 communiqués de presse d’où le point de vue est différent :

-> Communiqué de presse de FFH  :

La Fédération Française Handisport, représentée par son président, Gérard MASSON, Bernard COURBARIAUX, chargé de mission et de l’affiliation FFH / ICSD & EDSO, Pierrick GIRAUDEAU adjoint DTN chargé du haut niveau, et son Directeur sportif football sourd, ancien président du CSSF, Brice ALLAIN, a rencontré, ce jour, vendredi 5 mars 2010 au siège de la fédération, l’ICSD, représentée par son président, Craig A. CROWLEY, Josef WILLMERDINGER, Vice-président et Isabelle MALAURIE, présidente de l’EDSO.

  • Pour discuter du retrait de la sanction qu’ils ont prise interdisant à la France l’accès aux compétitions internationales officielles inscrites au calendrier de l’ICSD et de l’EDSO, sous motif que le président de la FFH et la moitié de son Comité directeur n’étaient pas sourds, alors que la Fédération Française des Sourds, à la demande du Ministère des Sports, s’était prononcée majoritairement à son intégration à la structure et l’administration de la Fédération Française Handisport.
  • Pour confirmer l’affiliation de la FFH à l’ICSD et la possibilité donnée aux athlètes sourds qui y sont adhérents de participer aux compétitions internationales officielles inscrites au calendrier de l’ICSD et de l’ESOD, celles-ci n’incluant pas les rencontres amicales.

Après des échanges sérieux mais cordiaux, il en est résulté :

Les représentants de l’ICSD & EDSO, ne voulant pas prendre en compte la situation de la FFH et les obligations légales qu’entraîne l’adhésion des personnes sourdes ayant voté en majorité l’intégration de leurs associations aux structures administratives et sportives de la FFH qui les représente nationalement et internationalement depuis, ont refusé la proposition française de lever la sanction d’exclusion des athlètes sourd français des compétitions internationales officielles et de poursuivre l’étude pendant six mois le moyen légal de s’affilier à l’ICSD.

Le Président G. MASSON, avec le soutien de son comité directeur, va prendre les contacts nécessaires avec le Ministère des Sports , le CNOSF et le CIO pour déposer sans délai une procédure d’appel de la sanction de suspension.

-> Communiqué de presse d’ICSD : (Le texte est traduit par le traducteur en ligne)


L’ICSD reste déterminé à trouver une solution pour les athlètes sourds français.

Le 5 Mars, le président du Comité International des Sports des Sourds (ICSD), Craig Crowley, et le vice-président, Josef Wilmerdinger, ont rencontré avec le président de la Fédération Française Handisport (FFH), Gérard Masson, et ses représentants pour discuter une solution possible des constitutions d’ICSD que la France a eues besoin de clarifier leur rôle et position. La FFH a voulu appliquer les conditions que l’ICSD pourrait seulement supporter s’ils avaient le rôle autonome pour le Sport Sourd français sous les auspices de la FFH. Si la FFH a consenti à travailler sur les solutions proposées par l’ICSD, ce serait satisfait pour soulever la suspension imposée dans les trois à six prochains mois.

Cependant la FFH a refusé d’accepter cette suggestion et a clôturé la réunion. L’ICSD regrette très fortement leur décision malgré le fait que, comme le conseil d’administration international de Deaflympics, tant le Président que le Vice-président ont venu à Paris dans une bonne foi pour aider une meilleure solution à la FFH, mais ce n’était pas possible.

L’ICSD est préoccupé pour le sport des Sourds en France donc nous planifions de prendre le nouveau conseil avec la commission juridique, le Comité International Olympique et le Tribunal Arbitral du Sport pour chercher la clarification en ce qui concerne leur manque de respect pour des statuts d’ICSD et le bien-être des athlètes sourds français.

L’ICSD reste engagé pour assurer la France aussi bien que d’autres athlètes sourds internationaux obtiennent leur égalité de chances et  poursuivra avec le Comité International Paralympique pour garantir un développement plus loin dans notre protocole d’accord existant.

-> Analyse :

La FFH semble ne pas avoir compris sur la solution proposée par l’ICSD. Elle reste déterminé dans sa décision et son refus d’un comité des sourds élus au sein de la FFH par les associations des sourds affiliées à la FFH, lui-même en tant qu’élu devant être le représentant FFH au niveau de l’ICSD et de l’EDSO.

Contrairement à celui du comité directeur fédéral d’Handisport, les représentants fédéraux sont nommés par le comité directeur sur la proposition du président. En étant rendu compte que seulement les 95 % des dirigeants sont entendants qui n’ont pas plus ou moins la connaissance acquise sur la culture sportive et la langue sourde.

Rappellons que les trois termes principaux : Langue Sourde, Identité Sourde et Culture Sourde sont très importants pour le fontionnement dans les organismes des sourds. Les réglementaires et les légaux imposés par la FFH sont une incohérence de structure et de l’administration dans le sport pour les Sourds. Nous la considérons que c’est une très grande manque de respecter aux citoyens sourds français dans le sport tandis que la solution proposée d’ICSD.

Le probléme est également que la FFH ne souhaite pas de revoir sa constitution du comité en divisant la structure des handicapés et des sourds (en fonction des jeux Paralympiques et des jeux Deaflympics) qui est une possibilité !

Sources :

- Communiqué de presse d’ICSD,
- Communiqué de presse de FFH,
- Compte-rendu de l’Observatoire du Handicap, le 27 février.

Elle était Président de la FSSF, lors de sa dissolution. Aujourd’hui Présidente du Comité Européen des Sports pour Sourds, Isabelle Malaurie, est au cœur de l’affaire qui anime toute la communauté sportive sourde depuis début février. Sportethandicaps.com s’est entretenu avec elle afin de recueillir son point de vue sur la suspension des sportifs français…

Arnaud Daviré : Qu’est ce qui a amené l’EDSO à suivre la décision de l’ICSD?
Isabelle Malaurie : l’EDSO est doté de la même constitution que l’ICSD.

AD : Que pensez-vous de cette situation à titre personnel?
IM : Je regrette seulement que la FFH refuse à tout prix un comité des sourds de France sous sa tutelle. Un comité qui ne réunirait pas simplement les directeurs techniques sportifs sourds de chaque discipline, mais un comité constitué de membres élus par les clubs. D’après Gérard Masson, il lui ait impossible de conserver un comité pour les sourds alors que celui des déficients visuels a été dissout. Mais il oublie que les sourds ne participent pas à l’IPC mais aux Deaflympics. Dans d’autre pays, il existe des comités sourds sous la tutelle des comités paralympiques. Et ça se passe très bien.

AD : Nous sommes nombreux, en dehors de la communauté des sourds, à ne pas comprendre que l’on puisse exiger que les sourds soient dirigés par une personne sourde. Comment pouvez-vous expliquer ça?
IM : Si vous étiez parmi nous dans la communauté sourde du sport, vous comprendriez… Puisque les sourds ont leur propre mode de communication, comme les entendants avec leur propre langage. Les sourds se comprennent, se font comprendre et sont capable de diriger eux-mêmes. Pourquoi les entendants ne veulent pas que les sourds les remplacent? Il est important que les sourds et les entendants se respectent, en travaillant ensemble.
AD : Le fait de ne pas vouloir être dirigé par un entendant, ne va t-il pas à l’encontre d’une certaine ouverture?
IM : Il y a des entendants qui travaillent avec les sourds. On ne les repousse pas du tout. Malheureusement on essaie de faire croire qu’il y a discrimination de notre part. Les fédérations, s’ouvrent aux entendants qui viennent les aider, à condition qu’ils connaissent notre langue. En Allemagne il y a deux vice-présidents entendants…

AD : Vous ne vous sentez pas respectée au sein de la FFH?
IM : Oui, car je suis trop considérée comme le référent des sourds pour la FFH, alors que je suis intégrée dans le milieu entendant. Je participais aux compétitions de haut niveau de natation, chez les entendants avant de découvrir le monde des sourds. Je suis pour une meilleure intégration du sport pour sourds chez les entendants. A condition que ce soit préparé, en laissant un ou deux sourds collaborer avec les entendants afin de les guider au mieux.

AD : Considérez-vous que l’intégration des sourds au sein de la FFH, est un échec?
IM : Il faudrait demander aux clubs, aux athlètes, s’ils sont contents de leur intégration au sein de la FFH. Il y a beaucoup de points à revoir au sein même de cette fédération. Il nous faudrait de 2 à 5 ans pour régler ces problèmes à condition que la FFH y mette du sien. Beaucoup de gens réclament le retour d’une Fédération sportive pour les sourds.

Pour lire la suite sur le site Sportethandicaps.com